|
Le nom |
Le site |
L'archéologie |
Une zone de passage
|
L'abbaye | |
|
Une
zone de passage
|
|
|
La
fonction de passage du Seuil ne s’est jamais démentie depuis lors, puisque
les Vosges savernoises connaissent encore de nos jours une concentration
exceptionnelle de grands axes de communication pour le franchissement de la
montagne, les tracés les plus modernes se rapprochant insensiblement de la
ligne idéale, la ligne droite, et inexorablement de nos villages établis sur
cette ligne : Canal de la Marne au Rhin et voie ferrée Paris - Strasbourg
(XIXe s) par la vallée de la Zorn (Saverne), RN4 par le col de Saverne,
Autoroute A4 (1976) par le vallon de Champagne (Eckartswiller), jusqu’au
projet de Ligne à Grande Vitesse (LGV) du TGV - Est, entre Saint-Jean et
Ernolsheim, qui suivra exactement le tracé antique du passage par l’oppidum
de la Heidenstadt.
|
L’intérêt stratégique et économique de ces passages n’avait pas échappé aux
féodaux, lors de la reprise des grands courants commerciaux au début du XIIe
s.
A Saverne, l’évêque de Strasbourg s’active à placer la ville sous son
autorité, et prend en 1168 le contrôle de l’ensemble des rochers du Haut-Barr pour y construire une redoutable forteresse. Localement, en
1126-1127, un conflit armé opposant le comte Pierre de Lutzelbourg
propriétaire attitré du domaine de Meginhelmeswilre, au comte Volmar de
Hunebourg, avoué de l’abbaye voisine de Neuwiller, qui contestait ses droits
sur la crête du Hertenstein
(Mont-Saint-Michel), amène la neutralisation
du passage par une donation du secteur en litige et du domaine de Meginhelmeswilre, à l’abbaye de Sankt Georgen en Forêt-Noire.
|

Le passage des Vosges par l'A4 |
|