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Présentation
Sur le domaine de Meginhelmeswilre, devenu Cella Sancti
Johannis par la donation de 1126-1127, le nouveau propriétaire, l’abbaye de
Sankt Georgen en Forêt Noire fit contruire dans le troisième quart du XIIe
siècle une abbaye, placée sous l’invocation de Jean le Baptiste, pour
accueillir une communauté de moniales bénédictines. L’histoire de cette
communauté et des bâtiments conventuels n’est bien connue qu’à partir de la
fin du XVIIe siècle, lorsqu’il fallut " ressusciter " - " une seconde
fondation " selon les archives - l’abbaye anéantie par un siècle de conflits
dévastateurs. Seule fut conservée la nef romane de l’abbatiale, remaniée et
dotée d’une tour-porche.
Tous les autres bâtiments, conventuels et annexes, firent l’objet d’un vaste
programme de reconstruction, commencé en 1729 par les travaux à l’abbatiale
et terminés en 1756 à l’achèvement de la maison du receveur. |

Abbaye des moniales bénédictines |
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Puis commencèrent les travaux de réaménagement intérieur de l’abbatiale,
pourvue d’un décor et d’un mobilier baroques dans le goût du jour.
L’abbaye
ferma ses portes le 1er octobre 1792, et l’ensemble des terres et des
bâtiments de l’enclos conventuel, déclarés Biens Nationaux, fut acquis le 22
décembre 1796 par un collectif des 72 chefs de famille de Saint-Jean qui
lotirent leur propriété le 10 janvier 1798, à l’exception de l’église,
l’ancienne abbatiale, promue église paroissiale. Cette église catholique Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-des-Choux figure sur la liste initiale des
Monuments Historiques de 1840, et le classement Monument Historique a été
confirmé au J.O. du 16 février 1930, aux côtés des deux autres anciennes
abbatiales romanes de la région, l’église catholique Saint-Etienne de
Marmoutier et l’église catholique Saints-Pierre-et-Paul de
Neuwiller-lès-Saverne.
(WOLLBRETT A., Le couvent des Bénédictines (1127-1792), dans Pays
d’Alsace. B.SHASE N° 127 bis, Saint-Jean-Saverne, 1984, p. 13 à 17)
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